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Préparer sa retraite et financer sa future dépendance

Interview de Pierre Mayeur, Directeur général de l’OCIRP par Jean-Philippe Dubosc, rédacteur en chef de ToutSurMesFinances


Biographie
Diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d’un DEA de droit public, Pierre Mayeur a commencé sa carrière professionnelle comme administrateur des services du Sénat. Spécialiste de la protection sociale, il a notamment été conseiller ministériel (2002-2004, puis 2007-2009), directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (2009-2016) et administrateur (personne qualifiée) de l’établissement de la retraite additionnelle de la fonction publique (2011-2019).


Les réponses à vos questions

1/ Dans ces contrats "Assurance Perte Autonomie", beaucoup trop de clauses excluants : niveaux de pertes d’autonomie, évaluation de degrés... très complexe et ce sont surtout les assureurs qui en profitent.

Vous avez raison sur ce point : aujourd’hui, beaucoup de produits dépendance sont complexes et insuffisamment articulés avec les dispositifs publics. A l’OCIRP, nous reconnaissons la grille d’évaluation de l’autonomie définie par les pouvoirs publics, la grille AGGIR. Et nous plaidons pour une « charte de l’assurance dépendance », qui définirait de grands principes permettant de donner confiance. Nous avons désormais suffisamment de données et de recul historique pour proposer des produits plus simples.

2/ Un enfant est-il "obligé" de participer financièrement à notre dépendance ?

C’est le code civil qui instaure une obligation alimentaire entre membres de la même famille. Les enfants sont tenus d’aider financièrement leurs ascendants, et vice versa. La pension alimentaire peut servir à financer un accueil en établissement. Le barème de l’obligation alimentaire est défini par les départements, en fonction des besoins du proche et des moyens des descendants.

3/ En lien avec l'adaptation des logements, en tant que locataire comment échanger avec le propriétaire ?

La question de l’adaptation du logement au vieillissement rejoint ici celle des relations entre locataires et propriétaires. Ces derniers peuvent avoir un grand intérêt à ce que leurs biens bénéficient d’améliorations, pouvant ensuite être mises en valeur lors de la relocation ou de la vente éventuelle. Il ne faut pas hésiter à mobiliser là-dessus l’expertise des différents intervenants en la matière (caisses de retraite ou assureurs habitation par exemple).